Olivier |
Week-end Cork 27-28 Avril
La fière cité de Cork est la troisième ville de l’île après Dublin et Belfast. Grosse ville active, elle se situe à une quinzaine de bornes de la cote Sud. Les bateaux et les ferries s’arrêtent au fond d’une vaste rade très bien abritée (Cork Harbour, deuxième plus grand port naturel après Sydney). C’est également la destination qu’on a choisie avec Céci pour ce week-end.
22h et des brouettes, j’arrive à
Limerick chargé de mes sacs et de mes deux fidèles lieutenant de fer, qui partagent
mon aventure depuis quelques que temps déjà. Au téléphone Céci m’a confirmé
qu’il avait bien récupéré une voiture avec laquelle « on va faire les
kékés », selon ses dires. En tout cas, elle ne passe pas inaperçue : la
nouvelle Punto d’un rouge à rendre pâle une autre Italienne, déchire la
nuageuse nuit de la cité des corbeaux. Rapidement on rejoint le Stables, pub de
l’Université de Limerick, et sa « Beach Party », pour rejoindre Chloé
et Célia. Malgré la fraîcheur et l’humidité de la nuit, les autochtones,
immunisés de ce genre de détails ont pour l’essentiel joué le jeu a fond. Nous,
on décide de garder nos vêtement de saison (de toute façon le maillot est resté
en France), et de se couvrir le scalp d’un chapeau de pailles Foster qui nous
suivra jusqu'à la fin du week-end. On ne reste pas trop tard… Demain on se lève
à 6h.
C’est donc à 8h qu’on sort du lit, déjà à la bourre de plusieurs soixantaines de minutes. On prend la voiture direction Cork, un peu à l’arrache il est vrai… on n’a pas de carte, a part celle du routard confié généreusement par Chloé la veille (j’ai zappé le miens a Dublin). On s’arrête une première fois au Liddle de Charleville, ville connu pour son fromage, le chedlar. Une fois le coffre rempli de quelques bonnes réserves de nourriture, et un sandwich pain de mie / camembert plus tard, réalisé artistiquement sans couteau, on reprend la route pour Cork. En arrivant on est un peu surpris, au premier abord la ville a l’air vraiment ouvrière, pas sensas pour tout dire. On cherche l’hostel « booké » sur Internet. On gagne notre chambre, dépose nos affaires, puis on repart direction centre villes. Très vite notre œil est attiré par une enseigne de pub au combien attrayante…
Trop fermé pour pouvoir nous accueillir, on continue notre course vers le centre ville. On s’arrête dans un magasin animalier, pour regarder les animaux (sans blagues !!!). On fait la connaissance d’un fier coq gueulard et d’un monstrueux iguane bien vivant et pour le moins flippant lorsque tu t’aperçois de sa présence au dernier moment… Détail pour le moins surprenant, alors que les deux bestioles sont en liberté, la bouilloire est en cage.
Très vite après, c’est l’heure DU match. Les rouges et noirs Toulousains affrontent les London Irish pour le compte de la demi final de la H Cup. On y fait la connaissance d’Owen, un gars de Limerick, fidèle supporter du Munster (pléonasme), mais aujourd’hui pour ses compatriotes exilés à Londres. On s’échange les bonnes expressions d’amateurs rugbystiques de nos langues respectives, et au coup de sifflet final, on se sent obligé de s’excuser pour la défaite infligée… Toulouse est en final, pourvu que la Munster (canton de Limerick) les y rejoigne. On quitte Owen après qu’il nous ait indiqué les bons trucs à voire.
On se ballade en ville jusqu’à la
fin de l’aprèm, que l’on trouve finalement beaucoup plus charmante qu’à notre
arrivée. On rejoint l’hostel, notre chambre et notre lit qui nous accueillera
pour 25 minutes (pas une de plus) histoire de recharger un peu les batteries.
Puis direction la kitchen, ou on se fait une grande platrée de carbo, et ou on
fait la connaissance d’un suisse nouvellement diplômé « Ingénieur
architecte du Paysage » (et non « Paysagiste » sivouplait) qui a
décidé de faire le tour de l’Irlande à pince et en stop. On lui propose de
bouger avec nous le soir, mais il a son sac à refaire. On redécolle vers le
city centre et on se pose dans un pub. Les tables a proximité de la notre sont
toutes peuplées de nanas, « purement et stéréotypement Irlandaise »,
je traduit : Elles sont soit blonde peroxydée, soit bien tintée, elles
sont toute orange d’autobronzant et porte des robes bien courtes et bien
moulante qui mettent en évidence leur surcharge pondérale. Bien évidement elles
le sont plus ou moins, mais alors qu’une d’elle n’arrête pas de me fixer, en
remettant sans retenue son soutiens gorge tout en finissant cul-sec sa
bouteille de bière (la classe), Céci subie ce que l’on pourrait qualifier d’une
agression. La pire d’entre elles, la plus grosse, la plus mal habillée, la plus
tintée, lui flanque une énorme main au cul, alors qu’on se lève pour voir un
peu le reste du bar… Je n’ai malheureusement pas de photo qui pourrait vous
montrer la tête de celui-ci, choqué de la violence du geste. Alors que je me
lève, elle se tourne vers moi… ces yeux m’affirment que je n’y échapperait pas.
Aucune issue pour moi, et j’observe Céci qui peine a s’en remettre. Mon
échappatoire fut finalement ce qui me gâche la vie depuis deux mois : mes
béquilles, alors que ma guérison est de mieux en mieux, je profite de celles-ci
pour faire le grand blessé… Gagné, la grosse hystérique délaisse le chemin en
me faisant une révérence. Ouf !!! On continue de visiter Cork by night et puis on retourne à l’Hostel se
coucher.
Le lendemain on se lève et après un copieux breakfast avec notre compère Suisse, on prend la route pour Cobh en laissant ce dernier maître de son destin et de son aventure chevaleresque. Cobh est un petit port connu pour être le dernier point d’embarcation du Titanic, avant que celui-ci décide de sucer les glaçons et de rejoindre le fond des océans. Déjà pour trouver Cobh, on galère pas mal (on a toujours pas de carte). On s’arrête au poste de garde d’une entreprise, et l’homme qui se présente a nous confirme à lui seul la réputation qui touche cette région la, concernant l’accent. Incompréhensible l’autochtone. On se regarde avec Céci, le mec répète, on fini tant bien que mal à comprendre comment on sort du parking. Pour le reste du chemin on verra plus tard ! Arrivé à Cobh, on découvre l’église, puis le musée du Titanic, fermé pour cause d’incendie.
Mon appareil photo tombe malheureusement en rade de batterie. On se pose quelque minute puis décidons de se rendre à Kinsale, qui est présenté par le routard comme un bon petit port a voir. Le temps nous fait faux bon, et il ne tarde pas à pleuvoir des chats et des chiens. On se réfugie dans un trinquet s’engouffrer un magic fish and chips, le premier pour moi de l’aventure.
On est en début d’aprem, et on se dit qu’on ne va pas tarder, avec ce temps de pissotière de temple bar, c’est peut-être mieux de zapper la prochaine étape, Sandycove, pour rentrer à Limerick. On prend la bonne route (en même temps, la seule), mais la mauvaise direction jusqu'à atteindre finalement un panneau indiquant Sandycove 1km. Quitte à être la on va voir ce que ça donne. Il s’arrête de pleuvoir. On découvre avec stupéfaction la petite anse rocheuse. On décide de se balader un peu, émerveillé par la vue qui s’offre à nous. Mes béquille restent dans la voiture… on parcoure sur une petite distance le chemin boueux bien casse gueule qui nous offre chaque mètre une nouvelle vue. Bon petit test pour mon panard, rempli avec mention.
On retourne ensuite à Limerick en reprenant encore la bonne route mais cette fois-ci la bonne direction. Céci me laisse au pied du bus. Quelques heures après, j’arrive à Dublin. C’est décidé, à partir de maintenant, plus de béquille !
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