Olivier |
Trois événements marquent cette semaine :
Mardi 29 avril :
Manchester affronte le Barça en match
retour de la demi final de la Champions-League. Sortant (trop) tard du taff a
cause de petits problèmes dus à mon banc d’essai, mon superviseur me propose de
regarder le match dans la « Common room », du Trinity, qui n’a
d’ailleurs de commun que le nom, puisque ses salons au combien majestueux ne
sont réservés qu’à une poignée de VIP. Après être filé au Subway le plus proche
acquérir un de ses infâmes sandwich, nous rejoignons un des salons possédant
une petite télé. Une autre personne d’une soixantaine d’année regarde déjà le
début du match qu’on a déjà raté. On commence à discuter avec lui. Il s’avère
être le responsable de la « Common room ». Il est rentré au Trinity
il y a une quarantaine d’année et s’avère être un des premiers catholique à avoir
été accepté dans cette enceinte protestante. Le gars est vraiment gentil, nous
partage de nombreuses anecdotes. Par contre, il a deux défauts… Le premier, c’est
son accent hardos a souhait ! Le deuxième, c’est que lorsqu’il a appris
que je venais de Toulouse, il a commencé à
chambrer sévère en disant qu’on allait ramasser contre le Munster… Puis
on en viens à parler de Bordeaux, et donc de pinard. Il s’avère que notre
interlocuteur est un passionné de vin et nous demande si nous voulons boire un
verre. Insistant tellement que je me vis dans l’obligation d’accepter, l’homme
nous ramène des verres d’un vin liquoreux à la robe presque brune. L’odeur
enivrante me fit tout de suite comprendre qu’on est loin de la piquette bon
marché ou autre villageoise. Je commence à prendre conscience du moment unique
que je suis en train de vivre. A la mi-temps, nos verres vides se remplissent
comme par magie de la main de notre hôte, qui a profité de l’entracte pour
ramener la bouteille entamée. En lisant l’étiquette, je comprends mieux. Nous
sommes en train de savourer un Sauternes 1989. La fin du match sonne la fin de
la compétition pour le Barça, et la fin de la bouteille de divin breuvage. Ensuite
je reviens chez moi en vélo… ah oui ! J’ai oublié de vous dire ça. Depuis
ce matin j’ai retrouvé ma liberté : mon bike !!!
Mardi 30 avril :
Aujourd’hui je change le deuxième 2 de mon age pour un 3. Merci à tout ceux qui, malgré les frontières, ne m’ont pas oublié. Le soir je me fais un bon graillou en solo. Pour la teuf réglementaire, elle est prévue au lendemain (Jeudi)
Jeudi 1er mai : La fête du travail n’existe
pas ici, ou du moins elle n’est pas chômée. Quoiqu’il advienne, c’est à la fois
jeudi soir et lendemain de mon
anniversaire. A 17h pétante on quitte le boulot pour s’asseoir dans un pub et
déglutir quelques bières. On reste un bon moment à raconter de bonnes
conneries. J’apprends que Limerick est ici surnommé rim leak, sois grosso modo
« fuite d’anus » (rim voulant dire en fait « bord d’un
cercle »). Ok c’est un peu tiré par les cheveux, mais ça les fait bien
rire… et moi aussi. En sortant vers minuit du pub on croise des gens. Un gars
me dit qu’il est francophone, avec un putain d’accent canadien tel qu’inconsciemment
et involontairement je lui répond en anglais. Après on file en boite simplement
avec Gerard et Kevin, les deux survivors du groupe avec moi. Bon gros délire, bonne
grosse soirée, et bons gros zigzags en rentant.
Petite dédicace pour la fin à la mémoire du chimeur inconnu, qui s’est incrusté sur la photo, le champ de vision lâchement abandonné par un Gerard fuyant l’objectif…
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