Olivier |
Cet article à lui seul va rompre temporairement avec la monotonie est le cycle trop routinier qui s’est installé depuis la création de ce blog. Je vous conterais cette fois-ci non pas un week-end, ni une semaine, mais bien une période qui distance de quatre semaines le Mardi 26 Mars du Vendredi 18 avril.
Mardi 25 Mars
Le réveil sonne à une heure bien trop matinale, mais c’est
le jour de mon retour de convalescence. Pour pouvoir me rendre au College,
j’appelle un taxi (Merci MAIF qui a accepté de prendre en charge une bonne
partie des frais de transport pour me rendre au taff et à l’hosto…). La journée
se passe pas mal, mais le plâtre qui habille ma jambe me parait de plus en plus
lâche et de plus en plus lourd. Je rentre donc pas trop tard, j’take it easy !!!
Jeudi 27 Mars,
Ce fucking plâtre est à la fois trop lâche et trop
serré ! Je m’explique : Il est trop lâche et beaucoup trop lourd pour
ma jambe qui s’atrophie de jour en jour. Il force sur mon panard qui réplique
avec l’intégralité de mes 5 orteils en enflant, justifiant au passage
l’expression «con comme ses pieds ». Résultat : ca devient donc trop
serré (CQFD). Mes knacki-balls d’orteils virent au bleu. Enfin, ça ne devrait
pas durer, aujourd’hui je vais à l’hosto contrôler ma cicatrisation. Je revois
mon pote le plâtrier, il m’ouvre le plâtre. Pour moi c’est l’occasion d’apercevoir
ma frêle guibolle le temps d’un soupir. Ils ont l’air satisfait et on me refait
un plâtre en fibre de verre orange fluo… très très moche certes, mais bien plus
léger et bien plus confortable. Je croise ensuite les médecins au stand
sandwich à midi, et les harcelle pour savoir ce qu’ils ont prévu pour le 7
avril, date de mon prochain rendez vous (4 semaines après l'opération), espérant
qu’ils me disent qu’on va me retirer tout ce bordel. Il me répondent « On
va faire des radios, on verra comment ça évolue… Mais à priori on t’enlève
ça au bout des 6 semaines » F…k off !
Week end 29-30 Mars
Week- end repos, je ne fous pas grand-chose… J’essaye de
récupérer du week end Connemara
Lundi 31 mars
Je commence la semaine par une réunion avec mon superviseur…
On fait le point sur mon projet, sur la stratégie pour la suite. On se rend
compte que malgré le taff réalisé chez moi j’ai quand même pas mal de retard.
On décide donc de réadapter certaines expériences en fonction du temps qu’il
nous reste. Nous décidons de comme un accord que j’aurais à taffer à la maison…
mais il était plus d’accord que moi ! Le soir je vais boire un café avec les deux
toulousaines rencontrées quelques jours avant le drame. La suite de la semaine
se passe comme la précédente : Je vais au taff en taxi. Mes potes de la
fac m’aident bien, notamment le midi pour m’acheter mon sandwich. Les soirs je
reviens chez moi encore en taxis ou je dîne avec Mary qui m’offre généreusement
le couvert. Tout ça n’est pas très fun, mais je m’en sors pas trop mal !
Week-end du 5-6 Avril
Week-end boulot… Nan-nan, je déconne pas ! En fait, je
vois tout ce que j’ai à faire d’ici mon retour en France et je me dis, que
quitte à être immobilisé maintenant, pourquoi ne prendrais-je pas un peu
d’avance… En fait l’idée c’est que je me débarrasser de tout ça pour le libérer
pour la suite !.Pas con le type ! Mais putain, qu’est ce que c’est
chiant. J’attaque donc mon rapport FH, dont le but est de faire une recherche
documentaire sur un sujet libre ayant un rapport avec l’humain. Tant qu’à
faire, je me lance dans l’étude du conflit Irlandais. Autre événement marquant, j’ai déménagé de
chambre. Mike, le frère de la proprio est parti dans son nouvel appart. J’abandonne
l’exiguïté de ma mini piaule pour un grand lit, une télé et le double d’espace.
Sinon la pression monte (et je parle pas de bière malheureusement), avant le
rendez vous du lundi matin, qui me donnera plus d’élément sur mon sort.
Lundi 7 avril
Après une nuit au sommeil difficile, je rejoins une nouvelle
fois le St James Hospital. Mon rendez vous est à 10h15 à la suit room 2. Je me
pointe au guichet à l’heure, On m’invite à prendre une chaise ou je stagne
pendant une heure avant d’avoir du nouveau. Une infirmière m’appelle et me tend
mon programme. Première étape : Radios. Je vais donc sous l’impulsion de
mes béquilles jusqu’au département radiologie. Je prend un ticket pour attendre
mon tour au guichet, ou l’on me demande de patienter le temps que l’on
m’appelle. Un brancardier vient me
chercher pour me conduire à la salle d’attente ! Finalement on fini par me
faire ces fucking X-rays. Je rejoins donc la Plaster Room rejoindre mon pote le
technicien plâtrier, qui m’appelle Jean Paul puisque je suis français, donc que
j’appelles Brian. Il sort sa scie à déplâtrer : je le regarde interloqué.
On le retire aujourd’hui ? Il me dit que non, que c’est juste pour checker
la cicatrice. Puis il réalise que ça on l’a déjà fait la dernière fois. Il
m’envoi donc chez le docteur, dernière étape de ma feuille qui me commentera
les radios. Il me dit « Sorry, but not today !!! ». Je me donc
chez le docteur après une petite attente, que je lui pardonnerais : Ce
dernier au vue de mes radios m’annonce que ma guérison est très bonne, qu’on
peut me retirer le plâtre qui cédera sa place à un « plâtre à air »
(grande boots, que je peux retirer pour la nuit et pour la douche). Je retourne
chez Brian (le plâtrier), pour qui m’enlève tout ça. Ma jambe est moche, toute
fine, les poils sont collés, la peau est archi-pelée, c’est absolument dégueu,
mais qu’est ce que je suis heureux de la revoir ! Je retourne ensuite à a
fac, en me demandant à chaque pas comment faire pour respecter la consigne du
médecin : « ne poser que les 25% de mon poids sur ma jambe en
reconstruction ». Ensuite arrivé chez moi, LA douche. Quel bonheur de
sentir à nouveau l’eau ruisseler le long de sa jambe libérée, légère !!!
Week-end du 12-13
Avril
Même tarif que le week-end précédent, je taffe. L’événement
marquant se situe le dimanche. Observant de ma fenêtre les rayons lumineux de
l’astre solaire, je bondit sur mes jambes (75% sur l’une, 25% sur l’autre), récupère
mes deux béquilles mon sac à dos et décide d’aller m’entraîner a marcher
doucement. Je marche pendant deux heures, fait 2-3 courses les plus urgentes au
supermarché (pour la première fois depuis le 4 mars en totale autonomie),
revoit la plage, prend l’air : le kiff. Je suis sur la bonne voie !
Puis la semaine se passe puis vient le week-end qui s'annonce prometteur…
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